La première fois, il crut s’être trompé de route. Le paysage ressemblait pourtant à celui de ses souvenirs : la lande basse, la lumière grise, l’asphalte humide qui s’enfonçait dans la brume. Mais quelque chose résistait. Une impression plutôt qu’un détail. Celle qu’un lieu vous reconnaît avant même que vous ne l’ayez reconnu. Il ralentit, coupa le moteur et descendit. Le silence écossais n’était jamais tout à fait vide. On y entendait le vent dans les herbes, l’eau invisible
Le quatrième tome des Zones hostiles poursuit sa route vers la publication. Dans une vallée murée, des plantes disparues repoussent tandis que des silhouettes familières reviennent au crépuscule.